Projet 2018

Nous envisageons un projet de territoire avec la création de formes légères – des courts de théâtre - dans une remorque transformée en salle de spectacle pour 12-15 personnes en direction de tous les publics. 

 

Eric Belkhirat, directeur du théâtre de Charleville Mézières et Alexandre Birker, Scènes et Territoires de Lorraine font partis des premiers partenaires sollicités pour cette proposition qui se développera en trois temps et probablement deux saisons.

 

En 2018, création de « courts de théâtre » sur des lieux ciblés par les porteurs institutionnels du projet avec une diffusion immersive pendant une semaine. 

En 2018 ou 2019, collecte auprès des habitants de matériaux sur la thématique. 

En 2019, restitution de cette collecte sous forme de nouveaux « courts de théâtre » 

 

 

Pour nous,  la culture est un réel moteur pour le développement de l’espace territorial. 

La compagnie défend résolument le fait que si ses spectacles sont dits "jeunes publics", ils s'adressent à tous. Le parti pris d’un format court et tout public de cette proposition décentralisée sera tout à fait adapté la rencontre d’un public varié tant par sa classe d’âge, son lieu de vie urbain ou rural que par la possibilité de venir en famille. Chaque spectateur pourra s'y nourrir et y trouvera une strate de lecture, de projection et de poésie en fonction de ses envies et de son degré de maturité.

Nous proposons un théâtre d’auteurs et d’artistes qui s’adresse aux sens, à l’imaginaire et à l’intelligence. 

Ce projet permettra la rencontre directe avec les oeuvres et les artistes.

Il mettra en œuvre la participation active des bénéficiaires en les associant au processus de création,  favorisera l’accès des habitants à l’offre culturelle du bassin de vie par le développement d’actions de médiation qui se développeront en fonction des souhaits des structures associatives ou scolaires accueillantes ainsi que leurs pratiques artistiques et culturelles. Il permettra le décloisonnement des quartiers par la circulation des habitants entre centre et périphérie, et enfin encouragera la mixité, la mixité culturelle, la mixité sociale et intergénérationnelle.

 

1 – Les « courts de théâtre » :

 Plusieurs modalités se dégagent que nous n’avons pas encore tranchées. 

- Tout d’abord nous pouvons envisager un spectacle sous la forme d’une mini série en 4 à 5 épisodes. 

- L’alternative serait de créer un spectacle sur la thématique de l’enfermement mettant en avant le dilemme « intérieur – extérieur » en faisant ainsi écho au dispositif créé par la remorque transformée en théâtre de poche.

 

Nourri d’une réécriture d’extraits de textes classiques de littérature jeunesse et adulte tels que le passage de l’entrée dans le terrier d’Alice aux pays des merveilles ou encore celui de Pinocchio retrouvant son père dans le ventre de la baleine ainsi que d’extraits de littérature adolescente et adulte, nous serions en capacité de fournir un panel de 5 à 6 formes courtes s’adressant à des spectateurs de tous les âges ce qui privilégierait les rencontres familiales. 

L’écriture et les répétitions peuvent avoir lieu dans les quartiers ou villages ciblés et faire l’objet d’un côtoiement avec la population.  Approcher au plus près le processus de création, échanger avec les artistes, assister à des répétitions permettra l’appropriation du projet par les habitants.

La diffusion sous forme de rendez-vous réguliers créera une habitude dans des lieux éloignés de l’offre culturelle. En effet aller à la rencontre des publics permet bien sûr de toucher une population qui ne ferait pas la démarche de se déplacer pour « aller au théâtre », mais aussi et surtout place le spectacle vivant et la création contemporaine au cœur de la vie du village ou du quartier.

La récurrence des spectacles, l’accessibilité du « proche de chez vous », la facilité offerte par la proximité et  l’inscription dans le quotidien concourent à créer envie et curiosité. Les rendez-vous seront multiples, de par leurs fréquences, leurs formes et les thèmes « embarqués ».

2 – La collecte auprès des habitants :

 Outre la diffusion sur le territoire, ce projet de territoire pourrait permettre une collecte auprès des habitants sur la thématique de l’enfermement pour faire écho à notre proposition artistique initiale, ou pour recueillir des histoires, des récits, vrais, brefs, aux allures de fictions et demander aux gens, jeunes et moins jeunes, d’explorer leur vie, leurs expériences personnelles.

3 – La restitution de cette collecte sous forme de nouveaux « courts de théâtre » :

A partir de ces matériaux qui nous seront confiés, nous produirons une matière nouvelle qui fera l’objet d’une restitution anonyme et nous l’espérons universelle, dans ce même théâtre de poche mobile. Une façon pour nous d’illustrer les valeurs d’une société, ce que nous sommes, ce qui nous constitue, nous rend différents et semblables à la fois et fait société. Offrir un regard en miroir à chacun des « dépositaires » en créant depuis leurs récits. 

 

Il est à noter enfin que pour assurer l’inscription et la lisibilité de l’action et en montrer tout l’intérêt, la présence sur le territoire avec un lien solide et juste ne doit pas relever d’un plaquage artificiel mais doit se construire avec les associations locales, les établissements scolaires, les centres culturels prêts à jouer le jeu.

Nous pouvons répondre d’autre part aux demandes de ces lieux en créant tout au long de ce parcours et pour le nourrir, des événements liés à notre répertoire ou non, des lectures, des interventions d’éducation artistique …

 

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